D'où viennent les chiffres
Rendita ne recopie aucun site. Il lit les documents que les sociétés sont obligées de publier, et il les lit deux fois, dans deux registres qui ne se parlent pas.
Les deux sources
Le Bulletin des annonces légales obligatoires publie les avis de convocation aux assemblées générales. La résolution d'affectation du résultat y fixe le dividende. Ces annonces sont diffusées par la Direction de l'information légale et administrative sous Licence Ouverte 2.0.
L'information réglementée déposée à l'Autorité des marchés financiers contient les communiqués des sociétés : résultats d'assemblée, calendriers de dividende, mises en paiement. Même régime de réutilisation.
Les deux sont rapprochées par des clés et jamais par un nom de société : le code ISIN donne l'identifiant d'entité juridique, celui-ci donne le numéro SIREN, qui donne les annonces au Bulletin. Un rapprochement par raison sociale confondrait deux sociétés qui portent presque le même nom.
Ce que le recoupement change
Quand les deux sources annoncent le même montant, il est marqué Confirmé par deux sources. C'est le cas de 27 valeurs sur 40.
Quand une seule le dit, il est publié et marqué Annoncé par une seule source : ni caché, ni présenté comme vérifié.
Quand les deux se contredisent, rien n'est publié que le litige et les deux documents. Sur un banc de 120 sociétés, ce recoupement a rattrapé des montants qu'une source unique aurait publiés : une valeur nominale d'action prise pour un dividende, un prix d'émission d'une augmentation de capital, et un montant amputé par un tableau mal lu.
La série, et pourquoi elle dit au moins
Un avis de convocation ne rappelle que trois exercices : c'est ce que l'article 243 bis impose, et c'est donc tout l'historique qu'un document porte. La série d'une fiche empile des dizaines d'avis successifs, remonte aussi loin que les documents publiés, et pas plus loin. C'est pourquoi chaque compte de continuité dit « au moins » et s'arrête au premier exercice que les avis lus ne couvrent pas. Un site qui annonce « aristocrate 25 ans » sans montrer ses documents a lu autre chose.
Un exercice non couvert n'est pas une année sans dividende : c'est un avis que nous n'avons pas lu, et la fiche le montre à sa place dans le tableau. Un exercice écarté est rappelé par deux avis avec des montants différents : une division de l'action ou un périmètre qui change suffisent à l'expliquer, rien ne dit lequel a raison, donc aucun des deux n'est publié.
Les comptes, et le contrôle qui les vérifie
Les chiffres d'affaires, résultats et capitaux propres ne sont pas extraits d'une prose. Ils viennent du paquet ESEF que chaque société cotée de l'Union dépose depuis 2021, où chaque montant porte sa définition IFRS, sa période, sa monnaie et son rang d'arrondi. Il n'y a donc rien à interpréter.
Le paquet contient aussi le fichier qui déclare quelles additions doivent tomber juste, et avec quel signe. Nous les refaisons toutes, avec la tolérance d'arrondi que le document annonce lui-même. Le résultat est écrit sur chaque fiche. Ce compte ne juge pas la société : il juge notre lecture. Quatre chiffres faux ont été trouvés à l'oeil parce qu'un chiffre d'affaires de 820 milliards pour Carrefour saute aux yeux, et rien ne garantissait qu'une erreur discrète ne passe pas.
Le vert, et pourquoi ce ne sont pas des notes ESG
Une note ESG est vendue par une agence, ne se redistribue pas, et deux agences classent souvent la même société à l'opposé. Deux chiffres verts échappent à cela parce que la loi les définit : la part alignée sur la taxonomie européenne, dont le règlement délégué 2021/2178 fixe jusqu'à la forme du tableau, et les émissions par périmètre, scope 1, 2 et 3. Ils sont lus dans le rapport, dans les paquets assez complets pour les porter.
Un piège paye ici : l'unité. Veolia publie ses émissions en kilotonnes, et les lire comme des tonnes donnait mille fois moins que la réalité. L'unité se lit dans la parenthèse de la ligne, jamais ailleurs dans la page, où le mot « Mt » apparaît aussi dans les trajectoires.
Le cours, et pourquoi il n'est pas en direct
Aucun diffuseur n'autorise la republication de son cours, et ce site ne contourne pas cette règle. Il existe pourtant une source officielle et libre : la société publie ses propres chiffres de marché dans son rapport annuel, déposé à l'Autorité des marchés financiers. On y lit la capitalisation au 31 décembre, le cours le plus haut et le plus bas, le taux de distribution, le rendement et la date de détachement. Ce sont des chiffres de clôture d'exercice, pas un cours du jour, et ils n'existent que dans les rapports assez complets pour les porter.
Le rapport annuel est aussi une troisième source du dividende, et chaque fiche confronte les deux registres. Ils peuvent différer en ayant tous deux raison : le Bulletin publie la résolution telle qu'elle a été votée, le rapport la republie ajustée des opérations sur titre, et un écart proche d'un rapport simple signe une division ou une attribution gratuite d'actions.
Pour un rendement d'aujourd'hui, le calculateur vous laisse saisir le cours vous-même. Il ne quitte pas votre navigateur, nous ne le voyons pas et nous ne le gardons pas : c'est la seule façon honnête d'afficher un rendement sur les quarante valeurs.
Ce que le site refuse de faire
- Déduire une date de détachement. Elle se déduit souvent de la date de paiement, deux jours ouvrés plus tôt, et cette règle est juste environ trois fois sur quatre. Une date de détachement fausse fait manquer le dividende à qui achète dessus, donc une date absente reste absente.
- Recopier un cours de bourse. Ni Euronext ni un agrégateur ne l'autorisent, quelle que soit la facilité technique.
- Recopier le chiffre de l'an dernier. Les avis rappellent les dividendes des trois exercices précédents, dans un tableau qui ressemble à la résolution de l'année. Ce rappel est neutralisé avant toute lecture.
Ce que le site ne sait pas encore
- 9 valeurs sur 40 n'ont aucun dividende publié dans les documents lus. 5 d'entre elles ne sont pas des émetteurs français et ne déposent donc rien au Bulletin.
- L'historique s'arrête à 2005. C'est la date où commence le jeu ouvert du Bulletin, et non la date où les sociétés ont commencé à verser. Un site qui affiche un historique depuis 1991 le tient d'une autre source que les documents.
- Les opérations sur titre ne sont pas collectées. Une action divisée par quatre coupe son dividende par quatre sans que la société ait rien réduit : sur une longue série, cela se lit comme une chute. C'est aussi ce qui explique une partie des exercices écartés.
- Les dates de publication de résultats ne figurent pas dans l'agenda : seules les assemblées générales y sont, parce qu'elles sont les seules à être convoquées par un avis obligatoire.
- Le secteur d'activité est écrit à la main, faute de classification libre. Le seul code officiel, le NAF, décrit l'immatriculation du siège : seize valeurs sur quarante y sont des « activités des sièges sociaux ». Le détail, valeur par valeur.
Dernière collecte : 13 août 2026.